Sale and leaseback: faire de votre outil de production un levier de croissance

Le sale and leaseback (ou cession-bail) est une opération par laquelle une entreprise cède un ou plusieurs équipements dont elle est propriétaire, pour ensuite les prendre en location sur une durée convenue d’un commun accord entre les deux parties. Elle en conserve donc l’utilisation, moyennant le versement d’un loyer.

Vous êtes propriétaire de votre outil de production et souhaitez générer des liquidités pour soutenir votre développement ? Le sale and leaseback vous permet de faire de votre outil de production un véritable levier de croissance et de disposer de liquidités immédiates pour réaliser vos projets d’investissements.

Depuis la crise de 2008, face au durcissement des conditions d’accès aux crédits bancaires, bon nombre d’entreprises se sont soudain vues privées de leur principale source de financement de long terme pour soutenir leur croissance.

Dans ce contexte propice au développement des financements désintermédiés, le sale and leaseback apparait comme un véritable levier de croissance, en accompagnant les entreprises industrielles dans le refinancement de leur outil de production, en complément ou en substitution des lignes de crédit bancaires traditionnelles.

Caractéristiques et avantages du sale and leaseback

«Le sale and leaseback s’inscrit dans une logique de cas par cas, en finançant des équipements stratégiques pour les entreprises», explique Jean-Baptiste Magnen Président de ChetWode. «Il s’agit d’une approche concrète, avec des experts en courtage de machines, capables de trouver de la valeur sur des équipements, même anciens».

La mise en place d’un sale and leaseback repose sur une analyse tri-critères des financements octroyés:

  • Analyse de l’actif portant sur la valorisation des équipements, leur liquidité et leur caractère stratégique
  • Analyse de la qualité-crédit du locataire (corporate)
  • Structuration de l’opération permettant de compenser les zones de risque de l’opération (quotité de financement, rythme d’amortissement, anticipation de la période de re-commercialisation etc…)

Cette « lecture » de l’entreprise, propre au sale and leaseback est articulée autour d’une double entrée Métier (Corporate et Equipement). Elle permet d’offrir des perspectives de financement à un large spectre d’entreprises. En effet, l’analyse du risque « actif » (équipements) ainsi que la structuration adaptée des contrats de location, permettent de pondérer le risque de l’opération et de mitiger le risque crédit de l’emprunteur, notamment lorsque l’historique de crédit de l’entreprise s’avère complexe ou qu’elle sort d’une période délicate.

A qui s’adresse-t-il ?

Ce type de financement ne s’adresse toutefois pas exclusivement aux entreprises en proie à des difficultés, bien au contraire ! De grands noms de l’industrie tels que Arc International ou bien encore le Groupe Chargeurs, ont déjà eu recours au sale and leaseback dans le cadre de leur redéploiement industriel et de la diversification de leurs sources de financement.

Plus récemment, ce sont notamment le sous-traitant automobile MBF Aluminium et le fabricant espagnol de papier tissu Cominter Group, qui ont sollicité des financements en sale and leaseback (respectivement 7.25M€ et 6.3M€), avec pour objectif, la modernisation des process et le financement de leur croissance.

Les ETI et les PME industrielles sont les bénéficiaires majeures de ces nouveaux outils de financement désintermédiés tels que le sale and leaseback, parfaitement adaptés aux investissements importants dans des lignes de production par exemple. En accompagnant les stratégies d’investissement des PME/ETI et en soutenant leurs projets de croissance, le sale and leaseback intervient au cœur même du tissu économique, participant ainsi au maintien et au développement de l’industrie et de l’emploi industriel.

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